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Messe Chrismale 2017



HOMELIE de Mgr RIOCREUX

Chers amis,


La messe chrismale est un moment unique dans l’année. Il nous permet d’être ensemble, evêque, prêtres, diacres avec le  peuple de Dieu. Unis dans la même foi, nous réalisons la grâce qui nous est faite par cette consécration du Saint Chrême et la bénédiction de l’huile des malades et des catéchumènes. Belle occasion pour prier pour nos 100 catéchumènes baptisés dans quelques jours et pour tous ceux, adultes et jeunes, se préparant au baptême. C’est aussi une invitation à prier pour les malades, dans nos familles et dans les hôpitaux qui s’unissent à nous en cet instant grâce à la radio.

La messe chrismale nous permet d’écouter chaque année les riches textes de la liturgie. Nous venons de les entendre et ils peuvent résonner en nous. Dans la première lecture : « Le Seigneur m’a envoyé ceux qui sont dans le deuil et mettre l’huile de joie », allusion à cette bonne huile du Saint Chrême. Et encore dans le passage de l’apocalypse : « Jésus Christ nous a délivrés de nos péchés par son sang. » et enfin l’Evangile dans lequel Jésus annonce au début de sa mission, chez lui à Nazareth  que c’est aujourd’hui que s’accomplit le passage de l’Ecriture, que lui est celui qui a reçu l’onction de son Père.
Oui, il est bon d’entendre cet évangile nous rappelant que Jésus a reçu  l’Esprit du Seigneur et qu’il a été envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Et, vous le savez, comme Jésus nous le dit lui-même : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. »

Et de fait, en ce jour, c’est l’Eglise envoyé pour la mission de l’annonce de la Bonne Nouvelle. Tous envoyés. Tous disciples-missionnaires. Ce tous inclut aussi les prêtres, précieux collaborateurs de l’évêque qui a reçu lui une mission au milieu de son peuple. Mais comme l’évêque a entendu au jour de son ordination sacerdotale  qu’il travaillera avec ses prêtres et c’est l’une des 9 questions auxquelles il doit répondre et je vous la rappelle : « Voulez- vous, avec les prêtres et les diacres, collaborateurs de votre ministère, prendre soin comme un père du saint peuple de Dieu et le dirgier sur le chemin du salut ? ».

Invitation à travailler avec vous prêtres d’une manière spéciale.
Et de même, le prêtre doit travailler avec les läics baptisés pour cette mission confiée par le Christ. Je pense ici à ces milliers et milliers de fidèles oeuvrant humblement dans les paroisses, dans les mouvements, les groupes de prières et d’apostolat. Ils vivent ainsi leur vocation chrétienne profondément et humblement. Ils vivent aussi dans leur milieu familial et professionnel leur vocation chrétienne. Et ils ont besoin d’être soutenus dans leur mission, soutenus par vous les prêtres.

Et vous prêtres, qui êtes là devant moi et devant le peuple des baptisés,  découvrez toujours plus votre mission unique dans l’Eglise : accompagner, discerner, soutenir. Et cela passe par des moyens simples : être avec, être devant le peuple de Dieu comme pasteurs, être avec le peuple de Dieu et être derrière le peuple de Dieu suivant la triple image utilisée par notre pape François. Pas au dessus ou dans une position de pouvoir, mais dans l’humble et joyeux service de l’Eglise.

Et, cette année, comme à chaque messe chrismale, il est bon d’exprimer notre gratitude à nos prêtres. Ceux-ci sont invités à soutenir les chrétiens et en réciproque, vous les fidèles vous êtes invités à soutenir vos prêtres. Ils ont reçu l’imposition des mains et en ce jour de la rénovation des promesses sacerdotales, ils se souviennent du jour béni de leur ordination il y a quelques années ou des dizaines d’années. Vous le savez, le moment important d’une ordination est celui de l’imposition des mains en silence. Evêque, prêtres viennent l’un après l’autre pour ce moment liturgique à la fois simple et immense puisqu’il nous rattache par la succession apostolique à Jésus lui-même qui a imposé les mains et choisi ses apôtres.

La main ! Si importante puisque la main de l’homme est le symbole de sa capacité à affronter le monde. Et nous connaissons cette expression : «  se prendre en main » pour signifier cette prise en main de notre vie. Tous nous agissons avec nos mains. La main de la maman qui caresse son enfant, prépare le repas avec amour. La main habile de la couturière. La main du  travailleur dans les champs. La main du technicien qui répare.  La main délicate  de l’infirmière qui soigne. La main de l’artiste pour la peinture, la musique.  La main pour signer un acte important. Oui la main précieux instrument de service.
Mais   aussi la main pour se saluer ou au contraire « il a refusé de me serrer la main »…et on pourrait continuer indéfiniment.
Or, ces mains elles sont utilisées dans notre prière. La main qui baptise, qui bénit, qui pardonne. La main qui consacre avec   cette demande à l’Esprit Saint : « Que ce même Esprit Saint, Seigneur, sanctifie ces offrandes, qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils. » Admirables paroles que nous disons chaque jour à la messe dans la prière eucharistique en y joignant le geste avec  les mains étendues sur le pain et le vin.
 
Chers frères prêtres, la tentation est de dire ces mots machinalement sans y mettre tout notre cœur. Au contraire redisons ces paroles comme si c’était  la première fois en rendant grâce de la grâce qui nous a été faite d’avoir été appelés à cette mission immense du sacerdoce.

Et justement aujourd’hui, c’est l’occasion de réfléchir à notre mission et de repartir de ce qui a été à l’origine dans les questions posées. Et je vous les rappelle : « Voulez-vous devenir prêtres, collaborateurs des évêques dans le sacerdoce ? Voulez -vous accomplir le ministère de la Parole en annonçant l’Evangile et en exposant la foi catholique ? Voulez -vous implorer la miséricorde de Dieu pour le peuple qui vous est confié ? »

C’est ce que vous faites et voulez faire quelque soit votre âge, les difficultés, voire les épreuves. Et vous le faites en communion avec les autres prêtres et votre évêque dans la diversité de notre presbyterium mais dans la même joie de l’Evangile. Le pape Jean-Paul II dans ses exhortations, et notamment ses lettres aux prêtres le Jeudi-Saint  les exhortait « à vivre encore plus profondément l’unité du presbyterium ». et pour cela, il faut développer tout ce qui favorise cette unité.

L’unité du presbyterium. Récemment, à Lourdes, avec les évêques de France, nous en avons  échangé sur ce thème  et, lors de nos échanges, nous avons souligné que cette unité est toujours à construire par des rencontres fraternelles, telle celle que nous avons eue aujourd’hui.
A la messe, d’ailleurs, nous demandons cette unité parfaite et nous l’exprimons par le geste de paix. Que ce geste soit non seulement sincère, mais profond puisque Jésus nous le demande « qu’ils soient un comme nous sommes un ».
Et pour cela, chaque prêtre est invité à  la fidélité, cette fidélité à réinventer chaque jour dans la relation vivante, priante avec le Seigneur, mais aussi dans la relation entre prêtres. Nous le savons, le ministère sacerdotal nous est donné dans une fraternité sacerdotale qui est de nature sacramentelle. Et elle est possible dans  un climat de confiance, d’ouverture, chacun de nous prêtre se sentant reconnu dans son ministère  et chacun montrant qu’il reconnait le ministère des autres prêtres. Nous pouvons toujours nous poser cette question : où en sommes nous de nos relations fraternelles, gratuites, attentives ? Et cette fidélité trouve un élan dansle service même  de la fidélité des laïcs, des familles. Je me réjouis beaucoup de ces équipes Notre Dame où les couples et le conseiller spirituel s’aident mutuellement dans la fidélité à leur vocation propre.

En terminant cette méditation, frères prêtres et vous amis venus nombreux, une joie celle de ces rencontres lors des célébrations particulièrement des confirmations. Le saint chrême consacré dans un instant sera d’ailleurs utilisé pour imprégner le front des confirmands. A certains moments, une joie immense nous envahit : les jeunes et les familles et le pasteur que je suis au milieu de vous.

De même dimanche, lors de la messe des Rameaux  à Anse Bertrand avec les 700 jeunes de toutes les paroisses, nous avons vécu cette joie de la communion dans la foi et nous avons approfondi cette phrase du magnificat : « Le Seigneur fit pour nous des merveilles ».
Oui, le Seigneur nous comble de son amour comme il l’a fait pour Marie. Puissions nous le découvrir chaque jour, et spécialement lors des célébrations associées à cette messe chrismale : baptêmes et confirmations.
Que la grace et la paix vous soient données de la part de Jésus-Christ le témoin fidèle, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain  de l’univers lui qui règne pour les siècles des siècles.
Amen
+ Jean-Yves RIOCREUX

 

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Avant la bénédictions des Saintes Huiles, les prêtres rénovent leurs promesses sacerdotales


L'huile des malades


l'huile des cathécumènes


Le Saint Chrême où est versé du parfum avant la bénédiction





La célébration se poursuis avec l'Eucharistie
Mgr Riocreux est entouré du Père Foucan, Père Hivon, Père Silène, Père St Clair et Père St Paul



Le Diacre Bertaud tient le calice




Le "signe de paix"


La communion


Radio Massabielle a rediffusée en direct sur 101.8 ou 97.8

Questions liturgiques