PAROISSES

Une belle neuvaine !

Au terme de la messe de Notre-Dame du Carmel, en une phrase, j’ai exprimé l’impression de tous : « Ce fut une belle neuvaine ».
Oui, ce furent des jours de grâces par les milliers de fidèles venant participer aux deux messes quotidiennes. Ce dimanche 16 juillet,  jour de la fête, il y eut même 4 célébrations solennelles dans l’église comble à chaque fois.

Il est vrai que la tradition de cette neuvaine, déjà bien ancrée localement, s’est développée sous l’impulsion du Père Cousin, curé de Basse-Terre depuis 2011. Celui-ci a invité des prédicateurs qui animent les célébrations, donnent des conférences et participent au ministère des confessions.

Cette année, les frères carmes Luc-Marie du couvent de Toulouse et Marie-Joseph du couvent du Sénégal ont participé aux célébrations des neuf jours et ont donné deux conférences chez les sœurs carmélites. Et ils ont conclu la neuvaine par leur participation à la magnifique  procession. Frère Luc-Marie a donné l’ultime prédication sur Marie Notre-Dame du Carmel lors de la messe finale.

 

La procession s’est déroulée dans la ferveur en présence d’une foule considérable. Une vingtaine d’enfants en blanc lançaient des fleurs tout au long des 2 kilomètres dans la ville. Moment émouvant : celui de la prière pour les détenus et les victimes des violences, en soulignant l’importance de l’attention aux prisonniers, comme Jésus lui-même nous y invite. Puis, devant le lycée Gerville Réache, prière pour les jeunes, en mentionnant les vocations.









 

La présence des séminaristes a été soulignée à plusieurs reprises. Les lectures ont été assurées par eux. Cedric de Basse Terre a assuré la première lecture. Rémy de Goyave, la seconde. J’ai pu inviter à la prière pour Anson, diacre qui a officié et qui sera ordonné prêtre le 3 Septembre prochain. Et dire la joie de l’institution récente comme acolyte de Bonel au séminaire de Toulouse.

Au début de la messe et au  moment des remerciements, les applaudissements ont exprimé la joie et la reconnaissance : lors de l’entrée de la statue de ND du Carmel et lors des salutations au Père Cousin qui quitte définitivement la Guadeloupe à la fin du mois.
Les bénévoles, les chorales et les dizaines de fidèles qui ont animé neuvaine, procession et messe ont reçu aussi l’expression de notre gratitude.
Oui, ce fut une belle neuvaine ! Et rendez-vous est pris pour celle de 2018 !
Avec Marie, chantons : Magnificat !

+ Jean-Yves RIOCREUX




 

Témoignage n° 2

Notre-Dame du Mont Carmel a rassemblé des foules nombreuses à Basse-Terre pendant toute la neuvaine !

Quel beau parcours que celui de la neuvaine à Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre ! Neuf jours de prière, enseignement, adoration, chapelet médité à la grotte, sacrement de la réconciliation proposé quotidiennement, concerts de grande qualité, eucharisties quotidiennes rassemblant des foules nombreuses et fidèles, conférences chez les sœurs carmélites… « autant de moments forts qui auront marqué les esprits et les cœurs », comme le faisait remarquer un journaliste venu de Martinique ! Jusqu’à cette fête du dimanche 16 juillet clôturant ce cheminement, culminant avec la grande procession nocturne de la Vierge dans les rues de Basse-Terre avant la messe de clôture célébrée par Mgr Riocreux ! « Une piété populaire pas du tout mièvre ou surannée, mais au contraire un retour à la conviction et à la confiance qui permet à nos peuples de la Caraïbe de reprendre espoir, malgré un contexte mondial qui semble perdre les pédales » ainsi s’exprimait Pierre Emmanuel sur les ondes.

Un peu d’histoire…
C'est sur le Mont Carmel que le prophète Élie avait confondu les prêtres de Baal et ramené le peuple d’Israël à adorer le Dieu vivant. La tradition ajoute que dans le petit nuage annonciateur de la fin de la sécheresse, Saint Elie avait eu une visions mystique de la Vierge qui apporterait au monde le Sauveur et que depuis lors des fils spirituels d'Elie menaient sur la sainte montagne une vie conjuguant érémitisme et vie communautaire. Au temps des croisades, ces ermites se constituèrent en véritable ordre religieux, recevant une règle du Patriarche de Jérusalem : ce sont les Carmes, voués à la vie contemplative sous le patronage de la sainte Mère de Dieu. La conquête de la Terre Sainte par les musulmans contraint les Carmes à trouver refuge en Occident.
 D’origine anglaise, Saint Simon Stock (+ 1265) était supérieur général de l’Ordre des Frères de Notre-Dame du Mont Carmel à ce moment où, fuyant la Terre Sainte, les moines vinrent s'implanter en Europe. Profondément dévot à la Vierge Marie, dans la nuit du 16 juillet 1251, il fut favorisé d'une vision de cette Mère bénie au cours de laquelle elle lui remit le scapulaire en disant : « Voici le privilège que je te donne, à toi et à tous les enfants du Carmel. Quiconque meurt revêtu de cet habit sera sauvé. »

 C'est le 16 juillet 1858 que la Vierge Immaculée apparut à Sainte Bernadette pour la dernière fois dans la grotte de Lourdes : elle ne portait pas ce jour-là la robe blanche ceinte de bleue, mais la livrée du Carmel et Bernadette dira : “Jamais je ne l'avais vue aussi belle!“. A Fatima également, lors de l'apparition du 13 octobre 1917, au cours du miracle du soleil, Notre-Dame se montra aux trois enfants revêtue de l'habit du Carmel, pour évoquer les mystères glorieux du Saint Rosaire. « En ce 100ème anniversaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima, invoquons avec confiance notre Maman céleste » comme le père Luc-Marie Perrier a su l’expliquer dans une conférence chez les sœurs Carmélites de Gourbeyre qui a marqué les esprits.

 
Saint Sacrement exposé avant la messe


Foule nombreuse que nul ne pouvait dénombrer…
Et ce dimanche 16 juillet était le point culminant de tout ce cheminement spirituel, les pères carmes Luc-Marie et Joseph-Marie donnant des enseignements forts à toutes les messes afin de retracer le parcours et permettre à chaque fidèle de repartir avec des paroles fortes de réconfort et de courage pour tenir bon dans la vie… « Je n’ai jamais pu partir en pèlerinage très loin, n’en ayant pas les moyens, disait une vieille maman venue de la Grande Terre, mais j’ai toujours trouvé en Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre une vraie source de foi afin d’aider et guider ma famille du mieux que je peux » .
 
Des thèmes pour actualiser le message…
« enfance spirituelle, vocation et engagement » étaient au menu de tous les temps forts de la neuvaine, avec l’évocation émouvante de plusieurs jeunes carmes africains récents décédés en odeur de sainteté… de quoi donner du courage et de l’espoir en ces temps difficiles et nous relier au monde !
 
Merci
A noter l’excellente organisation d’un bout à l’autre de la neuvaine, des bénévoles dévoués et serviables partout, une sécurité agissante et discrète, des chorales qui ont donné le meilleur d’elles-mêmes, une Pastorale des Hommes qui a Basse-Terre a un enracinement qui ne se dément pas et fait montre d’une foi à transporter les montagnes, une exposition méthodique et très pédagogique actualisant le message ancré dans notre Guadeloupe, un lien avec les sœurs Carmélites voisines qui permet de souder l’amitié et la fraternité… tout cela donne à la ferveur un vrai enracinement, et aux foules nombreuses qui se sont pressées des raisons d’espérer ! A noter encore la présence en plus grand nombre encore cette année des enfants et des jeunes !
Jean-Marie Gauthier   

 

 

Témoignage n°3 et ++

Témoignages ND du MONT CARMEL 2017
« J’avais perdu un peu le fil de la foi, disons de la pratique chrétienne, malgré les recommandations de ma famille de ne pas lâcher. Et puis cette année j’ai voulu accompagner ma mère qui y tenait, à la fête de ND du Mont Carmel le 16 juillet. J’y allais pour remercier Dieu pour mon bac réussi en méca bateau, c’est vrai ; ma mère avait tant prié pour ça, je me devais de lui renvoyer l’ascenseur ; tout de même côté boulot j’avais travaillé régulièrement à fond comme il faut. Au mont Carmel de Basse-Terre, j’ai beaucoup aimé l’exposition proposée par la famille Pezeron qui m’a bien expliqué le cheminement et l’implantation du message dans notre terre caribéenne. J’ai beaucoup appris là-dessus et j’ai trouvé ça très intéressant !  L’orgue à la messe du soir m’a beaucoup impressionné ! La convivialité et la piété durant la procession m’ont fait réfléchir.  Enfin j’ai trouvé sympa de prier pour les prisonniers en passant devant ; une bonne façon sans doute de leur donner l’espoir, et nous de réfléchir à ne jamais faire de conneries pour ne pas y entrer surtout ! »  
Régis P. (Pointe-Noire)
 




Frère Carme Luc Marie et Père Cousin

 
« Jocelyne et moi sommes venues prier, envoyées par notre TKL des Grands-Fonds, pour les membres de notre communauté qui sont malades et qui ne peuvent se déplacer.  Elles y allaient chaque année et cette année ne le pouvant pas nous y sommes allées pour elles et nous avons prié le chapelet à la grotte à leur intention. Que de monde ! et que de jeunes surtout nous avons trouvé là ! C’est bien. Ça réconforte ! »
Marie-Anne C. (dite Marianne)
 

 

« Nou vin chak lanné a Mon Karmel Bastè pou pwann fos é kouraj pou vi annou ki rèd. Pou fanmi annou ki divisé. Mèsi Manman Mari kontinié kléré nou ! »
  Armelle et Victor, grands-parents (Marie-Galante)
 
 
« Enseignant en métropole depuis six ans, originaire de Morne-à-l’Eau, ma femme et moi aspirons à revenir chez nous dès que possible. Et cette année avec nos deux jeunes enfants, nous sommes venus visiter la famille et nous avons réservé un gîte à Saint-Claude pour vivre la neuvaine. Cela a été une vraie émotion pour nous. Nous avons tout fait et nous y avons trouvé beaucoup de plaisir, regrettant seulement qu’il n’y ait pas eu plus de conférences proprement dites et de rencontres partages sur le site du sanctuaire même. Pour la spiritualité et la pratique chrétienne bravo et merci c’est au point. Pour l’histoire et l’art, il peut être fait davantage, le lieu s’y prête tellement (on attendait un concert d’orgue de Jean-Michel Lesdel, en plus du concert magnifique de la chorale martiniquaise !). On repart avec le livre de René Bélénus sur les Carmélites, et les empreintes laissées par la petite exposition, c’est déjà ça ! Quand est-ce que l’eau coulera à la petite fontaine de la grotte, je l’ai vue couler vraie quand j’étais enfant ; faut-il qu’on ait construit  anarchiquement autour dans le quartier sans qu’on respecte cette petite source pourtant si salutaire ! Respectons notre patrimoine ! »                                                                            
Felix Beauvoir 
  

« Surtout je retiens la vie du jeune carme  Fr Jean-Thierry de l’Enf.-Jésus et de la Passion (né en 1982 au Cameroun et mort en 2006), que nous a raconté le Frère Joseph-Marie au cours de son homélie durant la messe du 12 juillet à la neuvaine. Il a tellement souffert que s’en est incroyable. Atteint de tumeur, celle-ci ne l’a jamais quitté, je suis allé voir sur internet ! Pourtant Fr Jean-Thierry n’a jamais désespéré, alors que cela aurait pu finir mal pour lui car tout semblait concourir à son désespoir ! Quelle énergie et quelle foi dans ses écrits ! Il voulait donner sa vie à Dieu et Dieu malgré tout en a décidé autrement. Terrible question pour moi ! »
Raphaël G. (16 ans) - Saint-Martin
  

 “I come from Antigua, with my mother et my nephew ! Which joy for us that this festival of Notre-Dame of the Mount Carmel with Low-Is in hiding in our Guadeloupe neighbor fall Sunday… we took the plane since St John' S and naps come to spend three days to Low-Is in hiding to live thisresourcing near the mom of all the Caribbeanone, Notre-Dame of the Mount Carmel with Low-Is in hiding. Our bishop Mgr Robert Llanos so much encouraged us to come for us ressourcer “not need to go to the other end of the world, he had said, there are sanctuaries in our Caribbean which are high places of resourcing, true fountains of Samaritaine”. We are happy to be there with all our brothers of the Guadeloupe and Caribbean whole. We feel well… we like the place, the cave… misses only water ! Where to fill up our gourd ? But Marie of the Mount Carmel is full with attention for us… request we it for our children and small children, it is hard for them to leave Antigua and to become an expatriate to find work !   And for peace in the world ! How our Caribbean that it is anglophone, Spanish-speaking, French-speaking and créolophoneare increasingly plain! “
Déborah ANDREW

« Je viens d’Antigua, avec ma mère et mon grand neveu ! Quelle joie pour nous que cette fête de Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre dans notre voisine Guadeloupe tombe un dimanche… nous avons pris l’avion depuis St John’s et sommes venus passer trois jours à Basse-Terre pour vivre ce ressourcement auprès de la maman de toute la Caraïbe, Notre-Dame du Mont Carmel à Basse-Terre. Notre évêque Mgr Robert Llanos nous a tellement encouragés à venir pour nous ressourcer « pas besoin d’aller à l’autre bout du monde, avait-il dit, il y a des sanctuaires dans notre Caraïbe qui sont de hauts lieux de ressourcement, de vraies fontaines de la Samaritaine ». Nous sommes heureux d’être là avec tous nos frères de la Guadeloupe et de la Caraïbe entière. Nous nous sentons bien… nous aimons le lieu, la grotte… ne manque que l’eau ! Où emplir notre gourde ? Mais Marie du Mont Carmel est pleine d’attention pour nous… nous la prions pour nos enfants et petits enfants, c’est dur pour eux de quitter Antigua et de s’expatrier pour trouver du travail ! Et pour la paix dans le monde ! Que notre Caraïbe qu’elle soit anglophone, hispanophone, francophone et créolophone soit de plus en plus unie ! »



Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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