Billet du dimanche 4

Dimanche 23 juillet : 16è dimanche ordinaire

Paroisse Saint François d’Assise
Dimanche 23  Juillet 2017
16è Dimanche du Temps Ordinaire

 

Bien-aimés sœurs et frères en Jésus-Christ Ressuscité !
 
« Celui qui a des oreilles, qu’il entende ».Cette sentence de Jésus termine le passage d’évangile de ce dimanche. Déjà nous l’avons entendue dimanche dernier. Pourquoi cette insistance. Sans doute pour nous faire réagir. En effet, nous sommes « saucissonnés » par le bruit, si bien que nous devenons sourds aux multiples appels du Seigneur. Ou tout au moins, nous n’arrivons plus à entendre ce que dit le Seigneur, tant nous sommes conditionnés et englués par la cacophonie des paroles, et des bruits de toutes sortes qui font partie de notre quotidien. Combien sont même enfermés dans leur bulle, avec des écouteurs en permanence aux oreilles. A croire qu’il y a un désir de fuir les réalités journalières qui font peur ! Comment, dans ce cas, entendre les appels du Seigneur à produire de bons fruits ?

Jésus nous met en garde, et nous propose, simplement, d’accueillir sa Parole pour en vivre, sans nous laisser étouffer par l’ivraie qui pousse en même temps que le bon grain. L’image est forte de cette parabole, et les explications données ne peuvent que nous rejoindre.

C’est d’abord le bon grain qui est semé. Mais la Mauvais, l’ennemi, vient ajouter l’ivraie, cette herbe qui a pour mission d’étouffer la bonne semence. Le Seigneur dans sa grande bonté, laisse pousser les deux, de façon à enlever cette mauvaise herbe, en temps voulu, pour récolter le blé. Le danger est omni présent. Sans la vigilance constate du Seigneur, sans sa grande bonté pour nous, il y a le risque de tout perdre. « Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose », nous dit le livre de la sagesse (1ère lecture). Aujourd’hui, devant le tohu-bohu du monde, nous avons la nette impression que la Parole divine est comme anesthésiée par la bourrasque du mal, faisant entrer toute la poussière du péché  dans le moindre interstice de notre vie.
Notre réponse signifie que nous ne nous laissons pas détourner par qui que ce soit, en prenant soin de notre jardin, en refusant de nous laisser abrutir par le bruit assourdissant de notre environnement, en nous ménageant des moments précieux de silence, de recueillement, pour goûter à l’excellence de la Parole qui apaise, qui tonifie, qui rend serein et patient, afin de nous remettre à l’écoute de ce qui nous sanctifie. Nous savons, et l’apôtre Paul nous le souligne dans la deuxième lecture que : « L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse ». Jamais Dieu ne nous abandonne, Il sème en nous le bon grain. A nous de toujours vérifier si ce bon grain n’est pas étouffé, de façon à lutter contre l’ivraie que le Mauvais ne cesse aussi de déposer en nous.

Choisir de protéger le bon grain, c’est comprendre que nous gardons ouvertes nos oreilles pour entendre ce que nous dit tendrement le Seigneur.  
P. Serge CYRILLE


Questions liturgiques

Pourquoi aller à la messe le Dimanche ?

Nous ne devons pas oublier que la foi, c’est une relation vivante avec Dieu. Comme toute relation, elle se doit d’être nourrie régulièrement, autrement elle s’endort et même elle se sclérose.

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